L’ÉVEIL

L’ÉVEIL

01 L’ÉVEIL PAR Georges Darmon

02 L’ÉVEIL « C VEIL » ET AINSI, RÊVE. Par Marco Hyotte

03 DÉPLOYER NOS SENS DANS L’ESPACE-TEMPS par Marcel V. LOCQUIN

01 L’éveil serait une sorte de passage, de requalification de ce que nous croyions être. La grâce est l’énergie de vie et d’amour que nous redécouvrons. Appelons cela le « rayonnement », tant l’énergie semble irradier de l’Être. Ici, il n’y a plus rien à visualiser ou à pratiquer, c’est comme un amour ou une joie inconditionnelle qui émane de l’Être et qui met en extase. Plus nous donnons et plus nous recevons. Il suffit de s’abandonner à l’être, au « je Suis » qui nous porte. Plus nous recevons et plus nous donnons…Il s’avère que ce n’est pas notre esprit, que nous ne somme pas notre pensée, mais la Présence simple et spontanée qui précède toute manifestation.
Ce que l’on nomme « éveil », c’est la vérité de la Nature Originelle qui nous rejoint. C’est l’expérimentation directe de la « Présence Vive » que nous sommes, déjà donnée, déjà présente à notre naissance.

Celui qui cherche est « Celui » qu’il nous faut rencontrer…

S’éveiller c’est comprendre notre Nature véritable, c’est réaliser « Celui ou celle que l’on est » avant tout, originellement et dont jamais nous n’avons été séparés. Nous y sommes constamment, indépendamment de notre volonté et des situations diverses que nous vivons.
S’éveiller ne signifie pas seulement atteindre un état de conscience supérieur, mais c’est d’abord recevoir et connaître l’ouverture naturelle qui sous-tend toute conscience. C’est rencontrer en nous l’éclat spontané du bonheur parfait derrière lequel nous courrons, comme après une ombre fugace et inaccessible, malgré nos innombrables entreprises pour l’obtenir par une saisie.

L’éveil est le passage de ce que nous croyons être, à ce que nous sommes véritablement. C’est une totale démystification, le renversement du règne illégitime de ce que nous croyons être la conscience, détrôné par une vue directe et spontanée qui s’actualise indépendamment des constructions du mental.

Parler « d’atteindre » l’éveil n’a pas presque pas de sens. Ce qui caractérise et l’atteste, c’est l’épuisement total de toute notion de voie et de cheminement qu’il provoque, ainsi que l’effondrement de l’idée de « devenir » et de distance. En fait, il n’y a rien à rejoindre qui ne soit déjà là. Si nous sommes pleinement d’accord pour être ici, au cœur de l’instant présent, nous pouvons réaliser que, naturellement, nous reposons dans l’éveil et qu’il n’y a aucune distinction entre lui et nous.

Notre pauvreté c’est de ne pas connaître notre richesse.

Pour étoffer ces dires, Il existe de très nombreux témoignage, d’éveil dont voici l’un d’eux :
Le Veilleur Silencieux Serge Pastor

Proche de l’enseignement de J. Krisnamurti, Serge Pastor est enseignant et rééducateur en psychopédagogie auprès d’une population d’enfants et d’adolescents en difficulté. Son expérience, il la raconte par l’expérience de la rencontre avec ce qu’il nomme le Veilleur Silencieux. Ma rencontre avec le Veilleur Silencieux s’est produite un soir de printemps. A l’arrière -plan de l’agitation et du jacassement mental incessant de l’Ego, se tient, calme et immobile, le Veilleur Silencieux. Je ne l’attendais pas. Je ne Le connaissais pas. Je n’en avais même jamais entendu parler, ni dans mes lectures, ni dans mes rencontres Pourtant, au soir de ce 21 avril 2001, alors que j’étais assis sur un rocher, dans une petite crique au bord de la Mer Méditerranée, face à la splendeur irisée d’un coucher de soleil dont les derniers rayons caressaient et réchauffaient tout mon corps, Il est venu à moi, sans prévenir.Alors même que j’observais avec joie les perles dorées de lumière scintillante qui retombaient à chaque fracas de vague sur les parois rocheuses, Il a surgi de l’intérieur, à la manière d’un souffle bienfaisant et aimant de feu et de glace, balayant tout sur son passage telle une lame déferlant sur le frêle esquif de ma personnalité littéralement mise devant le fait accompli.

Instantanément, une paix mêlée d’un profond sentiment chaleureux d’amour pour toute la création, envahit tout mon être. J’étais un et en même temps multiple. J’étais le corps, le rocher, la mer, le soleil, le ciel, la terre. J’étais un avec ces rares voiliers qui rentraient au port, avec ces mouettes au loin, ces personnes qui se hâtaient de rentrer en marchant le long du sentier du littoral. L’intérieur et l’extérieur ne formaient qu’un tout sans aucune frontière, aucune séparation.

J’étais à la fois l’observateur et la chose observée, sans mot, sans forme -pensée ou idée pour tenter de traduire quoi que ce soit. En cet état, aucun conflit, aucun choix, aucune attente ne me perturbaient. Une quiétude infinie m’envahissait. Une présence une et totale à la vie.
Une sérénité indéfectible, éternelle, coexistait à l’intérieur et à l’extérieur de moi, et semblait me traverser.
L’Ego encapsulé de chair, gainé et enserré dans ce corps séparé qui déambulait il y a quelques minutes au bord de la plage, avait purement et simplement disparu. La respiration de mon corps épousait le mouvement de la vie. Elle était lente et s’emplissait, se nourrissait d’elle -même, un peu comme si je me respirais à moi-même, sans intérieur ni extérieur à combler, sans espace -temps à remplir.

Dans cet ici et maintenant, j’étais le monde. […] J’étais un être neuf, celui que j’avais toujours été et que j’ignorais totalement jusqu’à ce 21 avril. Le Silence était là, tout simplement, et “je” n’étais plus une entité à part entière. “Je” était le monde, ce que j’avais toujours été.
Le “moi”, avait baissé la garde et, ne le nourrissant plus, il se mourait à lui-même. Un processus de vie et de mort instantanées s’opéra alors à l’intérieur de moi, un peu comme si une “liquidation” de mes vieilles peaux était engagée. Durant ce processus de transformation, je vis, tel un spectateur aimant et joyeux, “l’ancien moi” résister et ne voulant pas se vider de sa substance. Avec la plus grande simplicité qui soit, je renonçai à son pouvoir, à son autorité d’autrefois, à son lot de mesquineries, à tous ses faux semblants.

Sa fausseté m’apparut avec lucidité. Un sens intérieur prit naissance. Le Veilleur Silencieux que je ressentais comme non-langage, non-verbal, non-formel, “parlait” en moi, à travers tout mon être. […]

Le Veilleur Silencieux a surgi comme la brise du matin caresse le visage de l’enfant lorsqu’il ouvre la fenêtre de sa chambre et de son cœur. Il est resté présent durant plus d’un mois. […]

Chaque matin, entre 3 h et 6 h, le Veilleur Silencieux émergeait instantanément et avec bienveillance de mon être intérieur, suite à tout questionnement que je me posais. A chaque contact, le lien fut limpide, authentique, pur, sans aucune équivoque possible.

Je ne prétendrais pas ce soir apporter de nouvelles recettes.

Mais dire simplement qu’il est possible d’accéder à ces sphères particulières de consciences, à l’occidentale et ce, même lorsqu’on est totalement profane. Il s’agit de ces états particuliers obtenus à l’aide de techniques très anciennes avec une certaine résonance orientale. Ces pratiques fleurissent depuis quelques années en occident, révélant les possibilités cachées au cœur de l’être.

Il s’agit de yoga, de sophrologie, de méditation transcendantale. La plupart de ces techniques passent par la relaxation, et la maîtrise de la respiration. Elles favorisent une montée de la Kundalini. Parfois cette expérience peut être sauvage sans recours à aucune pratique particulière. Notamment dans le cas de NDE, ou après un choc émotionnel.

Pour ce qui est de ces pratiques intenses, la prudence est recommandée, car elles peuvent parfois provoquer des dégâts psychiques importants chez certains sujets fragiles. Elles peuvent même parfois engendrer l’idée de suicide et voir jusqu’à l’occasionner. Par contre, dans le cas de résultats positifs, consécutifs à l’utilisation de ces méthodes, une initiation préalable, quelle qu’elle soit, offre des repères essentiels et salutaires. Que ce soit celle des bouddhistes, des roses croix, de la franc maçonnerie, ou même celle des églises. De nombreux hommes d’église figurent parmi les alchimistes de grand renon. La rencontre avec notre guide intérieur peut ne pas être nommé ou bien recevoir les différents noms que nous connaissons tel que « Christ, bouddha, Krisna » etc.… Sans écarter les conseils éventuels des maîtres, la « gouroutisation » à l’occidentale est à mon avis

inacceptable. Le seul reconnaissable est celui qui siège au cœur de l’être, tout au fond de chacun de nous, au fond « du soi ».

L’étude de la symbolique se révèle indispensable, en nous servant de ce qu’il y a à l’intérieure de notre être pour révéler le réel caché. Voir entre autres, les travaux de C G Jung. Cela sans pour autant employer des artifices tels que l’alcool ou bien la drogue. Les séquelles – car il y en a aussi – à l’opposé de ces artifices, sont différentes et positives.

A l’ère de ce nouveau siècle, la radioactivité humaine, le magnétisme, l’électricité des corps vivants et l’étude de nos propres vibrations n’en sont qu’à leurs balbutiements. Pourtant nos ancêtres s’en servaient depuis fort longtemps. Pour s’en rendre compte, il suffit de se pencher sur les civilisations de l’Égypte antique, des Indes ou du Tibet. Plus près de nous, des milliers d’ouvrages ont paru sur ces sujets tabous. Le magnétisme, la clair audience, la clairvoyance, font parti de l’acquisition des nouvelles possibilités offerte grâce à l’éveil. Mais la superstition a entretenu la peur de ces phénomènes. Ils passent souvent pour des manifestations mystérieuses ou de sorcellerie. En bref tout ce qui est étiqueté « paranormal » Les fantômes de l’inquisition rôdent encore parmi nous. Certaines émissions télévisées contribuent activement à entretenir une fin de non-recevoir, en dépréciant les travaux de recherches de gens sincères. La diffusion de reportages sur des pratiques douteuses de charlatans permet de maintenir l’incrédulité. Ainsi l’on assiste à un combat acharné entre les partisans de ces recherches et les esprits par trop rationnels, comme par hasard aux heures de grande écoute. En règle générale à tout ce qui touche de près aux sciences dites occultes

Au sortir des universités, la société peut dormir tranquille ! Il n’existe aucune discipline officielle gouvernementale dans ces domaines.

Les études scientifiques forment la société de demain à une telle logique rationnelle, qu’il est très difficile d’en réchapper. Les sciences de l’esprit furent, depuis toujours, réservées aux prêtres. On peut y retrouver l’origine de la guerre entre l’église et la maçonnerie. Les dogmes ont empêché le petit peuple de regarder trop loin ! Mais pourtant peu à peu, cela est en train de changer. Grâce au travail des partisans de ces idées, et à la télévision aussi, il est diffusé des kyrielles de dessins animés. –, des films fantastiques ou autres séries mystères, basés sur tous ces phénomènes… Certains grands films de Walt Disney sont plein de symbolisme. Presque tous les comtes et les légendes sont imprégnés de l’esprit de l’initiation. Les feuilletons sur les sorcières ou les fées sont multiples. Ainsi tout le monde est satisfait et l’audimat augmente ostensiblement. Et puis, Il y a le cinéma, avec par exemple Harry Potter.

On peut dire au passage, qu’il y a, qu’il y aura toujours en trame de fond, dans ces histoires fantastiques, la lutte du bien contre le mal, de la lutte contre les dragons tapis dans l’ombre de notre être intérieur, Nous préparant peu à peu à la vraie grande lumière. Certaines associations s’érigent en instituts de phénomènes paranormaux. Ils discréditent souvent leur propre cause en acceptant n’importe quels charlatans parmi leurs membres. Maisils ont besoins de cotisations et le marché est plus que porteur.

Les salons d’exposition sur le sujet se multiplient. Le taux de fréquentation augmente. On y rencontre aussi des voyants (tes) sincères.

L’éveil, c’est l’ouverture de la « petite boîte » que tout un chacun possède à l’intérieur. C’est peut-être l’origine des expressions : « Il est fêlé ou il débloque ! » Non je crois indispensable de rectifier en disant « qu’il se débloque ! »

Il serait bon que nos écoles de psychanalyse et de psychothérapie posent un autre regard sur certains de leurs «soi-disant malades». Bien que la législation s’améliore, il y a encore beaucoup trop d’internement arbitraire.

Il n’est pas rare de rencontrer des personnes à qui ce genre d’expérience arrive, brutalement, sans méthode ni initiation. En général elles refusent d’en parler à leurs proches. Un peu par pudeur, mais surtout, par crainte d’être taxés « d’anormaux » et se retrouver aliénés, traiter à l’aide de neuroleptiques.

On nous parle de « bouffée délirante » ? Et malheureusement ça existe. Mais cela peut être confondu ! Les gens qui vivent ce genre d’expérience ont peur de cela. Mais aussi : tant que ce n’est pas intellectualisé et digéré, les mots ne peuvent exprimer ce qui est ressenti.
Qui s’aventure à lire C G. Jung, Freud ou Lacan hormis les professionnels ou les ésotéristes ? Pourtant c’est très accessible ! Que dire encore de tous ces ouvrages de vulgarisation qui se vendent très bien en supermarchés ?

Nous sommes probablement au seuil d’une grande mutation. Nous avons la chance et l’intelligence de nous en apercevoir. Nous avons la possibilité d’aider à cette mutation. Alors ne la ratons pas. Ce qui semble être pris pour la fin du monde n’est pas la fin du monde, mais peut-être bien la fin de ce monde.

S’il doit y avoir changement, la nature aura son mot à dire et ne laissera pas l’humanité s’autodétruire. Mais sommes-nous prêts à recevoir ?

Si l’évolution va toujours dans le sens du projet de la nature, c’est pour avancer plus loin. Elle poursuit son œuvre avec pour élément essentiel qui est si simplement L’AMOUR.

G. Darmon.

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Planche de correspondant.

02 L’ÉVEIL « C VEIL » ET AINSI, RÊVE.

      Bonjour les Zamiss

Cc…Il peut demeurer relativement aisé pour tout individu un chouïa avertit, de savoir ainsi acquiescer le fait que tout phénomène semble fonctionner de par lui-même, lorsque l’esprit est ainsi libéré !

Le fait de considérer les choses et phénomènes au premier degré de la réalité permet de les analyser selon leurs propriétés physiques, voir chimiques qui sont constantes : la chimie peut formuler des quantités de réactions au domaine avec précision à la fois quantitative et qualitative certes alors que l’Alchimie, telle discipline autrement abordée, en joue de son trône les analogies, les métaphores, en rapport avec la transmutation, et cette direction centrale vers une atteinte espérée même sous diverses formes, qu’est le grand œuvre ou la réalisation de la pierre philosophale, quoique de savoir également admettre cette loi fondamentale voulant que dès l’intervention de la pensée, ces propriétés changent.

Car l’harmonie dans et des formes traduit une authentique sagesse (dans cette approche aussi de la Sofia se conformant davantage à une éthique, une prudence, la justice et le discernement comme de le savoir également, mais pas que…) de la pensée ; sagesse qui en signifie plutôt l’action de solidariser et associer notre petit d’Homme avec Dame nature, sans la moindre contrainte d’un côté comme de l’autre.

Nous venons de l’effleurer, ces propriétés changent dès lors ce genre d’intervention. L’énergie-pensée ou l’énergie – conscience organise ainsi un champ vibratoire qui opère tout comme l’Alchimie, au sens où il y a une cristallisation, faisant naître des propriétés subtiles et propres à ce même champs vibratoire.

Well, et de déceler des modifications d’états, des métamorphoses en perceptions énergétiques, de transmutations en propriétés physiques, psychologiques et chimiques….

En outre, il en est de l’air que nous respirons de révéler son principe igné, son énergie assimilable au feu…le prâna (principe vital du souffle et de sa manifestation), comme d’ajouter à ce phénomène de la respiration, une focalisation particulière de l’esprit qui en potentialiserait de manière plus profonde et intense les molécules de l’air, lui conférant de ce fait une qualité hors norme.

Le  « pneuma » chrétien est quelque peu similaire ainsi que la Kundalini, énergie vitale (serpent feu) pouvant monter ou descendre, manifester le chaos, voir se spiritualiser).

 « L’art et rien que l’art, nous avons l’art pour ne point mourir de la vérité » aurait sifflé Friedrich Nietzsche (Philosophe 1844-1900, dressant davantage l’affirmation de l’être, et jouant la critique au Christianisme par sa célèbre affirmation que « Dieu est mort ».)

Il en est de cette raison d’être via ce que l’on sous-entend en ce concept d’« Art » et qui n’en demeure qu’une formule parmi d’autres afin d’étriller au mieux votre esprit.

Au début de la Vie, Vous ne savez rien et nulle question ne vient encombrer ce cerveau, quand le cœur est à l’unisson et lorsque habité par la vibration des choses vraies. La nature étant le véritable miroir (Spéculum, amenant en jet la  »spéculation » via cette origine lointaine d’observer le ciel et les étoiles (Sidus)).

Symbole du symbolisme et pouvant exprimer la terreur de la conne -essence que l’on a du Soi, il se caractérise quelquefois par le paon (coté ténébreux de l’âme) … Tel ce que Attar aurait dit que le corps est dans l’obscurité comme le dos du miroir, alors que l’âme est son côté clair !

Par ailleurs et en vertu de la théorie du microcosme et son grand frère, l’homme et l’Unis-vers demeurent dans la position respective de deux miroirs, au même titre à la compréhension, qui sait, ayant fait dire à notre Ibn’Arabi que les essences individuelles se reflètent dans le Divin, et ce dernier en elles.

O miroir !

Eau froide par l’ennui dans ton cadre gelée

Que de fois et, pendant des heures, désolée,

Des songes et cherchant mes souvenirs qui sont

Comme des feuilles sous ta glace au trou profond,

Je m’apparus en toi, comme une ombre lointaine,

Mais, horreur ! des soirs dans la sévère fontaine,

J’ai de mon rêve épars connu la nudité ! (Hérodiade).

Et d’un chouia plus s’attarder à nouveau peut être, sur ce rapport avec la tradition nippone de la vérité et de la pureté, comme dès lors Nichiren qui compare de son côté, le miroir du Dharma bouddhique, via cet affichage aux causes des actions passées ou autres symboles de la sagesse et connaissance (la poussière déposée et couvrant ladite surface, étant cet esprit obscurci par Dame ignorance).

Par la suite, les pensées surgissent et constituent des entraves et achoppements de toutes sortes, rendant les choses de plus en plus difficiles à l’accomplissement souhaité.

Aussi, une certaine aisance dans une maîtrise technique, ne survient que lorsque le contenu d’étude quitte cet esprit vôtre entièrement et de manière définitive…il en est dès lors d’un détachement réel (science sans conscience ne serait que ruine de l’âme voulant que la science ou l’Art se soumette à la moralité pour s’écarter et éviter les dérives).

La nature est ainsi le vrai miroir l’eau claire étant aussi bien celui de la Femme séductrice et élégante que celui du Ciel…comme également ce qui polit l’Homme en le renvoyant à sa virginité des origines…déclarant l’éternel retour à la source du grand Tout de la clarté intérieure.

En outre Dame Gaïa est constamment surprise, créatrice et spontanée dans son fonctionnement qui ondule  lui, vers une constante asymétrie des choses, telle une balance d’horloger sur laquelle sont posés l’ordre et le désordre dans un juste et délicat équilibre.

Car de savoir admettre, que toutes choses possèdent en elle, un sens, avec un point de référence, un point de départ…accusant un degré premier de la réalité.

Rappelez-vous que ce point état limite et abstraction de volume demeure ce principe malgré tout de l’émanation désignant en outre la puissance et la fin de toutes choses. Dans les doctrines hindoues et tibétaines, le point (bindu) est également la goutte d’eau, le germe de la manifestation….

Mais ce central, qu’il en soit un rocher, un arbre, une source, est également un point autour duquel un jeu de corrélations s’agence et s’organise en s’intégrant dans un autre Univers (un jardin, un Temple,) et liant toutes ces vibrations les unes aux autres.

Ainsi donc et pour en résumer le ci-dessus, une pierre, n’est point un objet quelconque dès lors que davantage un lieu de localisation, et en lequel se renferme nombre de choses, comme avec lequel également l’Homme peut se découvrir en profondeur en s’y alliant.

Par cette conception des choses, l’Homme reste perpétuellement nourri par la nature non exclusivement d’une manière contemplative que plutôt par une harmonisation dans une réciproque communion.

Se conformer au réel et sans même en être conscient amènera la formule dite magique à l’avancée sur le chemin de la juste pratique.

Il est d’usage, dans de nombreuses structures initiatiques (de Téleutaî : faire mourir, et cette approche en franchissement de porte s’ouvrant sur un ailleurs et donc à la sortie succède ainsi une nouvelle entrée ; une métamorphose quelque peu comparable à un retour au fœtus) Occidentales et Orientales, de remarquer les novices qui suivent de manière quasi amblyope les formes et les rites académiques ou dits classiques…

Dans ce cadre, il est d’importance de conserver à l’esprit cette association au Soi, du principe eau (source de vie, moyen de purification et centre de régénérescence essentiellement) du principe terre(principe passif et substance universelle qui façonne l’Om vierge et matrice concevant), feu(purification et régénérescence..) et vent (souffle et esprit, influx d’origine céleste)..d’en assimiler au mieux la substance et l’essence de ces dites énergies, pour en couronner le tout par l’ultime quintessence qui est le principe Vide.

Pour ce faire au mieux, il faut non pas apprendre d’une manière purement pédagogique, mais en ressentir le comment ces cinq principes sont présents et comment via une pratique juste, ils en font apparaître l’énergie souhaitée et posée juste.

L’objectif capital et indispensable à cette forme de pratique vise produire chez le disciple une perception instinctive de l’engagement en son Art, évitant la rationalisation et la projection de toute idée subjective sur le geste lui-même.

Ne pas produire un élève robot voir un simple automate en fournissant les assises solides qui lui permettront de faire jaillir la perception non ordinaire est le but escompté de ce genre d’activité.

Ainsi donc, l’objectif ultime de ce que l’on nomme spontanéité et liberté, bien loin d’être poursuivit de sorte arbitraire, s’écoule davantage vers une harmonie avec un schéma graduel dûment éprouvé depuis les temps les plus anciens.

On pourrait aisément résumer le tout ceci, en disant qu’il coexiste ainsi donc deux aspects sur la pratique : un posé sur le principe et un autre sur la pratique (lab – oratoire) !

Le premier est équivalent à ce qui a été décrit auparavant, et qui reviendrait à dire, qu’au moment de la maîtrise atteinte, il n’y a dès lors plus rien à affronter.

Mais, à savoir également que le refus quant à l’action nous montrera dans l’incapacité à faire quoi que ce soit.

Généralement, on attribue à ce terme de « principe », la notion de  « théorie »… laquelle se révèle terriblement inefficace sans application d’ordre pratique, mais que force est également de reconnaître que chaque discipline est touchée par le phénomène blablas, sans quelconque forme pratique.

Mais il est important de demeurer avec cette conscience que l’esprit doit ainsi adopter la même position dans la pratique de notre Art discipline, que dans le quotidien de l’actuel, nous murmurant docilement que le microcosme d’un Dojo, d’une loge, se retrouvant dans le macrocosme de la réalité au dehors.

Il doit donc rester inchangé, coûte que coûte, d’ailleurs il lui en sera impossible de changer, le miroir s’alignant horizontalement et renvoyant les deux mondes.

Conserver un esprit aussi vaste que possible, direct, sans relâchement, faiblesse ou tension, est le cap à savoir absolument tenir.

Aussi, lorsque ce corps semble pour sa part demeurer tranquille comme un canard sur l’eau, l’esprit, Lui, ne doit pas végéter, mais être comme telles ces pattes qui palment énergiquement sous la surface.

Inversement, l’esprit sera calme quand le corps, Lui, sera agité. Le corps et l’esprit agissent donc en autonomie totale l’un ne suivant l’autre…dans cette approche tout au moins.

Il est bon de prêter attention à l’esprit, sans excès ni insuffisance quelconque, mais de savoir le rendre également indécelable.

Vaste et sans nuage, il en donnera alors de l’amplitude à cet intellect, qu’il se faudra polir au mieux par la suite.

On pourra donc ainsi qualifier, d’essence authentique, cet esprit imprégné capable de discerner le vrai du faux, le bien du mal, les pièges et faiblesses du monde.

L’Art véritable ou de la pierre philosophale, se révèle bien différent des autres formules de sagesse, car il insiste sur cette capacité à conserver un esprit immobile.

Les Sages de l’antiquité cherchaient en permanence à apprendre les secrets de la connaissance au Soi, mais également à savoir réagir avec efficacité, label de garantie en ces époques pour les moins troublées la plupart du temps.

Libéré de tout doute, crainte ou autres formes d’hésitations. Ils souhaitaient perce – voir l’essence des phénomènes, délivrée de son influence extérieure, le nec le plus ultra restant de saisir ces choses avant leur apparition ou manifestation et donc de devenir quelque part,  un peu maître du destin.

Stratèges ou Sages, ils se servaient de cette faculté pour prévoir comment allait évoluer l’adversité ou la contrariété.

Car il suffit dès lors, de supprimer les afflictions pour savoir détecter les intentions.

Quoique parfois, cet esprit soit forcé de réagir dans plusieurs directions à la fois, si l’on ne le laisse pas se fixer sur chacune d’elles, il en restera dans l’action la plus juste qui soit.

En effet non dissipées, celles-ci seront amenées à distraire et mèneront vers l’échec.

Telles maladies de l’esprit, elles se fixent alors sur l’un ou l’autre point.

Il faut donc essentiellement voir avec le cœur (de par sa position centrale, les Chinois le font correspondre à la Terre ; mais par sa nature, car il est le soleil et lui attribuent également l’élément feu, d’où certaines confusions bien légitimes) et l’esprit, de sorte que Vos yeux soient à même de saisir le monde.

La vue par les yeux viendra donc après celle du cœur et de l’esprit !

Car on se peut ainsi définir la maladie spirituelle par un étalage déplacé de connaissances, un état de fixation dans son quant-à-soi, une obsession…Aussi, puisque toutes ces maladies résident dans l’esprit, il convient donc de les supprimer en l’accordant.

L’esprit immobile, délivré de tout changement et bouleversement, ne se figeant sur rien, permet donc de voir ou sentir les choses d’un seul coup d’œil.

Si l’on ne fixe qu’une fleur de cerisier, on ne pourra voir les autres…Inversement, si l’on en regarde l’arbre sans aucune intention précise, alors toute la splendeur s’offre à la vue, pensez-y avant de ne plus y penser… Merciiiiii !

Marco Hyotte

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03 DÉPLOYER NOS SENS DANS L’ESPACE-TEMPS

Préambule
Depuis 1917, si nous avons lu Albert Einstein et si nous acceptons toutes les conséquences de sa théorie féconde de la relativité, nous savons que dans l’espace-temps relativiste quadridimensionnel, « passé, présent et avenir sont simultanément présents ».

Un génial précurseur

C’est le mérite du Professeur Robert Desoille d’avoir découvert le premier, en 1922, les moyens d’y déployer notre conscience lucide en inventant, à des fins psychothé-rapeutiques, une technique qu’il nomma « le rêve éveillé dirigé ».

Utilisant cette technique, le psychothérapeute, fait revivre, dans le présent, à son patient, en rêve lucide, des épisodes de son passé à des fins de psycho-analyse réparatrice.

La méthode

Vers 1970, ayant eu connaissance des grandes lignes de la méthode de Desoille, je me suis attaché à la perfectionner pour en étendre les applications à l’exploration des espaces alors physiquement inaccessibles pour l’homme, puis celle de paysages du lointain passé de notre planète. Au bout de cinq ans de recherche et d’entraînement, je suis parvenu à développer une technique originale, dérivée de celle de Desoille, mais beaucoup plus performante, puisque permettant de transcender hors de mon corps physique, l’espace et le temps. Voici les grandes lignes de mon entraînement qui a duré cinq ans.

Le souvenir des rêves

Sachant que chaque nuit, je rêve comme tout le monde à plusieurs reprises, je me suis entraîné à me souvenir en détails des principaux rêves d’une nuit. Au début cela n’est pas facile, car, dès qu’on ouvre les yeux, les détails du rêve s’évanouissent. Pourquoi ? Parce que, bien qu’un rêve dure une vingtaine de minutes, en état de rêve le temps n’est pas présent. Nous explorons de multiples fois, souvent avec des variantes de détails, une même tranche d’espace-temps extraite de notre imaginal. Nous en avons la démonstration par le fait que, réveillé en sursaut par un événement inattendu lorsque nous rêvons, cet événement aléatoire extérieur est incorporé au rêve comme étant son aboutissement logique. Un rêve est, placé devant nous comme un « panorama » que nous pouvons parcourir avec les yeux dans de multiples sens. Un rêve est donc, à proprement parler, sans temps, mais non pas hors du temps. Si, au réveil, en ouvrant les yeux, il s’évanouit si vite, c’est parce que, pour se le raconter il faut, dans nos paroles y incorporer le temps puisque le fil de notre discours se déroule dans le temps. Pour bien se souvenir d’un rêve, avant d’ouvrir les yeux, retenons en les aspects saillants sous forme d’une suite de mots-clés notés au crayon sur un bloc sténo placé à portée de la main à la tête du lit. Pour ne pas perdre le crayon il est conseillé de le relier au bloc par une ficelle. Une fois les yeux ouverts on consulte ces mots pour les organiser en un récit cohérent où le temps est introduit naturellement, sans presque y penser.

Le rêve lucide

Il arrive plus ou moins souvent et spontanément que dans l’un de nos rêves nous soyons conscients de rêver. Nous ne pouvons pas parler de façon intelligible à autrui pour lui communiquer ce que nous vivons en rêve. Mais comme nous pouvons effectuer des contractions des muscles de notre main, si nous avons appris le morse, nous pouvons transmettre par ce code, à d’autres éveillés autour de nous, ce à quoi nous rêvons. L’expérience a été faite de multiples fois. Nous ne connaissons pas de technique pour déclencher à volonté un rêve lucide, mais nous avons constaté qu’une fois un premier rêve consciemment reconnu comme lucide, ceux-ci se produisent de plus en plus souvent.

Les grands rêves

Ce sont des rêves lucides spontanés qui apportent à chacun une solution inattendue au problème qui les préoccupe. Les plus connus sont les deux grands rêves de Descartes qui lui offrirent l’essentiel de ses découvertes mathématiques, celui de Niels Bohr qui lui permit de concevoir l’atome à l’image d’un système planétaire, celui de Kékulé qui lui donna la structure hexagonale du Benzène, celui d’Einstein qui se vit chevauchant un photon pour observer l’univers, ceux de nombreux musiciens qui entendirent en rêve lucide le thèmes d’une de leurs œuvres comme Berlioz qui rêva en une nuit sa « Symphonie fantastique » ou celui de Tartini qui entendit en rêve son « Trille du Diable ». Enfin le plus spectaculaire de tous fut celui de Dante Alighieri qui vécut en rêve le contenu de sa « Divine Comédie », œuvre qu’il mit ensuite toute sa vie à écrire.
Le pilotage volontaire des rêves lucide

Il nous arrive spontanément au cours d’un rêve de vingt minutes de changer plu-sieurs fois les détails, voire le cours général même du rêve. Lorsqu’on est en état de rêve lucide on peut utiliser cette possibilité volontairement et décider de re-rêver autrement une séquence qui ne nous satisfait pas, voire de changer complètement le cours d’un rêve ou sa conclusion. L’entrainement de cette faculté fait franchir une étape essentielle qui permet ensuite d’accéder au rêve éveillé auto dirigé.

Le rêve pré lucide

Une fois l’étape précédente franchie, on peut décider, avant de s’endormir, du sujet principal d’un rêve à venir pendant la nuit. Viendra souvent pendant la nuit un rêve déclenché avant l’endormissement sur le thème choisi. Cette faculté est bien connue de certains mathématiciens comme Raymond Poincaré. Elle leur facilite notamment la résolution de problèmes difficiles. Au réveil ils reconstruisent le fil directeur qui leur a été donné par leur rêve.

Le rêve éveillé

On peut alors décider, par le seul désir, d’abolir la frontière bien ténue entre l’état de rêve lucide et l’état de veille lucide, d’abord au réveil, en décidant, sans ouvrir les yeux, de prolonger lucidement ce à quoi on est en train de rêver, puis, avant l’endormissement, en décidant d’entrer de plain-pied dans notre imaginal, autrement dit d’être en état continu de rêve lucide éveillé. Cet état se distingue du rêve lucide par le fait que l’on peut alors décrire à autrui, en temps réel et par la parole ce à quoi on rêve. C’est pour bien faire la distinction avec le « voyage astral » que je refuse de pratiquer, que je préfère utiliser le qualificatif de »voyage mental« , de préférence à rêve éveillé. En effet, dans le voyage astral, le corps physique est en état de vie quasi suspendue et ne peut communiquer en temps réel avec autrui. De plus il est possible qu’on n’en revienne jamais, si on se sent mieux ailleurs. Cela conduit certes à une mort douce, mais pas toujours préprogrammée.

Le voyage mental

C’est un rêve éveillé auto dirigé, autrement dit un rêve lucide et conscient dont on peut piloter le cours et que l’on peut décrire en paroles et en temps réel à un partenaire éveillé. Une fois abolies les frontières entre état de veille et état de rêve, étant lucide et éveillé, on peut décider par le désir et non par la volonté, de se rendre dans l’espace ou dans le temps en tout lieu préprogrammé. Pour l’entraînement je conseille de choisir sur le plan d’une grande ville une rue où on ne s’est jamais encore rendu, de s’y rendre en voyage mental, d’y observer des endroits caractéristiques comme une façade baroque ou une fontaine curieuse, d’enregistrer en temps réel ce que l’on perçoit sur un magnétophone, puis, le lendemain de s’y rendre physiquement pour vérifier que ce que l’on a perçu est bien réel. Lorsque l’on rapporte plus de huit fois sur dix des informations correctes on peut parcourir la portion de l’univers qui nous intéresse, en prenant soin de n’explorer que ce que l’on peut localiser et dater au préalable et ce sur quoi on a suffisamment d’informations motivantes pour en tirer parti.

L’exploration spatiale

C’est la plus facile à faire dans le présent. C’est celle que je viens de décrire pour l’entrainement en explorant les rues d’une ville, mais étendue aux espaces plus lointains, comme le fond des océans ou les anneaux de Saturne. C’est ainsi que j’ai pu déceler, six ans avant la première sonde « Voyager », une particularité du comportement des blocs de glace sale qui les constituent, qui tournent autour de la planète centrale comme étant liés entre eux par des liens invisibles. Autrement dit il n’y a pas de rotation différentielle entre les blocs situés aux bords intérieurs et extérieurs de l’anneau. On constate aussi avec stupéfaction que l’on peut changer d’échelle très facilement et passer de la vue d’ensemble à une vue de détail. Tout se passe comme si l’espace se pliait à notre désir. Mais il y a une contrainte forte, on ne peut jamais toucher ce qu’on observe car il y a comme une distance limite d’approche infranchissable.

L’exploration rétro-temporelle

Le désir motivé nous entraîne aussi à voyager dans le temps. Lorsque j’ai étudié les champignons fossiles unicellulaires de 1 à 2mm de longueur, vivant dans les mers du Paléozoïque il y a environ 300 millions d’années, je leur ai rendu visite pour connaître leur mode de reproduction alors inconnu. J’ai vu en voyage mental un mâle nain parasite sur le corps de la femelle, émettant de gamètes qui allaient perforer le corps de celle-ci pour la féconder. Il s’agissait d’une fécondation dite traumatique, qui existe encore à l’heure actuelle chez des punaises.
Pour vérifier ce que j’avais vu, j’ai dégagé ces fossiles conservés à l’état organique par dissolution acide de la roche, je les ai inclus dans une résine, puis usés et polis pour examiner au microscope par épi fluorescence les reste de cytoplasme encore présents à l’intérieur. J’ai confirmé la pénétration du gamète mâle dont la fluorescence était différente de celle du corps femelle.

L’indescriptible futur
Voyager dans le futur est aussi facile que dans le passé, mais, après l’avoir expérimenté, je me l’interdis pour deux raisons: en premier lieu parce que les images qu’on en rapporte sont aussi in interprétables qu’auraient pu l’être celles prises dans une station de métro pour un courtisant de la cour de Louis XIV, en second lieu parce qu’il y a plusieurs futurs possibles. On n’est donc jamais sûr que ce soit ce que l’on perçoit qui se réalisera.

Marcel V. LOCQUIN

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