LE BONHEUR

LE BONHEUR

ÉMISES PAR DES CORRESPONDANTS, OU PAR L’AUTEUR DE CE SITE.

LE BONHEURINTERVENTION DE M. RICHARD BENAYACHE.

Mon bonheur et le G.°.A.°.D.°.L.°.U.°.

Lorsque j’ai été initié, j’ai prêté serment sur la bible tout en me présentant une notion générale de substitution à la représentation de Dieu le G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. Cela m’a bien arrangé car j’ai pu enfin mettre un sens à mon athéisme auto proclamé…Mais cela restait trop vague à mon goût car je nommais encore une puissance souveraine supérieure donc pour moi dérangeante…J’avais envie de m’affranchir car estimais vouloir être un maçon libre dans une loge libre… Mais du fait de mon respect pour tout autre forme de pensées je m’étais dit que de rassembler toutes les communautés dans une représentation générale de construction cela me convenait parfaitement…Alors j’ai cherché dans l’invisible et le non dit de notre rite initiatique

Apparenter le G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. selon moi à Dieu serait une erreur fondamentale pour toute sœur ou tout frère… Et pourtant je l’ai donc commise par le passé. De mon enfance, je garde une culture et un respect des autres cultivé par une pratique sommaire des traditions israélites… Chez nous on pratiquait (en s’accommodant) 2 ou 3 fêtes juives qui m’ont initié à une communauté qui m’est apparue très rapidement en grandissant trop hermétique aux autres à mon goût.L’on m’a appris le péché, la faute et par la même la culpabilité où Dieu était seul maitre à bord…

J’ai donc été étonné et surpris de prêter serment sur la bible le jour de mon initiation.Le livre blanc sur le tableau de loge me rassurait alors lors de mes années d’apprenti car pour moi faire référence à une religion dans un endroit où l’on cherche la perfection était antagoniste…quelle ambigüité !ce n’est que lorsque j’ai réalisé que les décors et symboles étaient des outils de perfectionnement que j’ai réalisé que le G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. était une quête et non un acquis en maçonnerie…

En effet commençons par la définition et plutôt même par la définition originale anglaise : GRAND en Anglais c’est GREAT et ce terme anglais que la langue française a un peu galvaudé a une connotation de céleste voire de sacré.Architecte est bien une connotation de construction de quelque chose que l’on construit dons  une œuvre jamais finie. L’UNIVERS : là on perçoit également une notion d’infini

Selon les constitutions d’Anderson, un Maçon est obligé par son engagement  , je cite : d’obéir à la loi morale et s’il comprend correctement l’ART, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux

Le nom donc du G.°.A.°.D.°.L.°.U.°.  (dont  Platon a été semble t’il le premier à utiliser ce terme) a été bien pratique pour fédérer des frères (les SS.°. ONT SUIVI) à faire partie intégrante des us et coutumes dans les pays desquelles les Loges se sont formées les unes après les autres

En première conclusion le G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. est une représentation d’une quête de la sacralisation intérieure dans son infini.Certaines LOGES OU ORDRES MAÇONNIQUES ne mentionnent pas du tout le G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. : JE DIRAI SURTOUT QUE LA liberté de chaque loge n’est pas à remettre en question L’O.: I.: T.A.: R.:* a choisi de travailler à la gloire du G.°.A.°.D.°.L.°.U.°.

NOUS SOMMES TOUS DES MAÇONS LIBRES DANS DES LOGES LIBRES.

Nous nous devons surtout de garder une règle primordiale : s’interdire des échanges à caractère trop religieux ou politique tout en ayant garde de n’avoir aucun membre impliqué dans un extrémisme religieux ou politique ! A chacun donc de partir ou non à la recherche de son propre G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. Ce qui est sur c’est que cette quête est un travail entrepris  sur soi sur son moi intime et que la progression fait entrevoir des mystères inconscients qui participent au Grand œuvre individuel et par la même collectif …

Nous voilà donc à la quête d’un certain bonheur… Comme disait le poète et chanteur Pierre Perret (connu pour d’autres grivoiseries aussi…) : Le bonheur c’est toujours pour demain… Il me plait à penser que notre ami sans faire exprès peut être que le bonheur est pour deux mains…

Nous travaillons de midi à minuit : une réflexion me vient : Le bonheur est il d’être à la bonne heure ?La recherche de son propre  G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. équivaut à un travail sur soi qui aboutit à certaines formes de bonheur…

Mon propos bien entendu ne sera pas de donner une définition ou une recette du bonheur comme on l’entend dans certaines formes de pensées directives ou médiatiques vous l’aurez bien entendu compris. Cependant je vais vous faire part de mes réflexions et de mon bonheur d’être ici et maintenant. Pour moi on ne peut être heureux sans y travailler durement. La félicité ne consiste pas à se tenir à l’abri du mal (ça c’est être épargné) la félicité débute après les coups. Subir un bombardement de violences de déceptions, d’injures, de félonies, de deuils et néanmoins sourire, savourer le moment l’instant. Il faut nécessairement insérer la douleur dans la trame de nos jours.

Or s’appliquer au bonheur ne suffit pas…les recettes abondent mais ne s’adaptent que ponctuellement à ton  cas.la vie s’obstine à blesser mais le bonheur réside dans le silence de la pensée…

Être heureux résulte justement de ne plus se demander si l’on est heureux, le ravissement venant de la disparition des questions…C’est un travail de tous les jours. Comme le sucre fond dans l’eau, inquiétudes, doutes, interrogation se dissolvent dans cette euphorie. La béatitude se montre à travers  nos préparations liées à un travail ou une quête… telle la grâce d’une danseuse ou d’un pianiste…éphémères… De même que les exercices ne donnent pas le génie mais le prépare… Mais que serait cette quête sans l’humanité et notre recherche dans cet atelier ? Que serait-elle sans notre amour ? L’amour que l’on gâche trop souvent en voulant l’éterniser… Mieux vaut le cueillir quand il existe, Non ?

Le bonheur ne chausse que les bottes du provisoire.. Qui nous a certifié le contraire ? Dans une vie humaine toujours est toujours éphémère… Nous, « initiés », nous devrions le savoir pourtant ! Mais le bandeau des préjugés revient sans cesse nous rappeler que la pierre brute est à peine dégrossie… Le bonheur ne se définira jamais mais nous le sentons, pressentons dans des instants furtifs. A ce stade là, je précise que je parle bien du bonheur et non du plaisir… Ne pas confondre l’effet et la cause…

Amour filiale, paternel, amour sexuel en accord avec l’autre dans un but de vie, dans un accord de pensée entre une S ou un F ou un (une)amie le bonheur fait ses apparitions furtives et disparait mais est toujours en corrélation avec un ou une partie de l’humanité… Citons cette expérience pour le moins intéressante :

Un groupe de 50 personnes participait à un séminaire et tout à coup, le conférencier arrête de parler et commence à donner à chacun un ballon, il invite chaque personne à écrire son nom sur le ballon à l’aide d’un marqueur. Ensuite tous les ballons sont recueillis et mis dans une autre pièce. Le conférencier demande aux participants d’entrer dans la pièce et de récupérer son ballon avec son nom en moins de 5 minutes. Tous se ruent dans la pièce dans un désordre total…ils se piétinent, se pousse et se bousculent …, en vain. Au bout de 5 minutes, personne n’a trouvé son propre ballon…

Le conférencier intervient alors et demande de prendre n’importe quel ballon afin de le remettre à son propriétaire.En quelques minutes chacun a retrouvé son propre ballon…Ce que nous venons de faire est exactement ce qui se passe dans nos vies…nous cherchons désespérément le bonheur tout autour ne sachant pas où il est… Alors que le bonheur réside dans le bonheur des autres…

Voila pourquoi si vous aidez l’autre à trouver leur bonheur, vous trouverez votre propre bonheur ! Il en est de même pour un sourire. Que chacun plutôt que de chercher son propre intérêt cherche l’intérêt de l’autre et son bonheur suivra. Nous nous apercevons donc que le bonheur a une interaction avec l’autre mais cette quête du bonheur a-t-elle une corrélation avec notre incapacité à percevoir les mystères intimes du G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. qui règne en nous ?

Il existe une solution simple que chacun peut utiliser afin de faire face à nos peurs intimes…Je veux parler du rire…Du reste, encore une fois le rire ne se déclenche pas seul, il faut un sujet extérieur pour son déclenchement…

Que ce soit une moquerie de situation ou un état le rire fait disparaitre toute préoccupation dans un instant T… Albert Espinosa nous dit : Oublier de rire, un oubli impardonnable à tout âge Un péché mortel dans l’enfance”

Le rire provoque des instants de bonheur intenses

Hormis Raymond Devos qui situait les muscles zygomatiques dans l’arrière-train, le simple acte de rire  semble être un acte de bonheur intense ou le temps n’a aucune prise. J’ai eu la chance de participer à une séance de yoga du rire que je conseille à tous vivement. La relaxation qui en découle est un instant de bonheur car tout comme l’enfance retrouvée, le lâcher-prise nous fait entrevoir ce que nous cherchons tous : la plénitude : vous entrerez dans un espace de non-esprit, de non-temps. L’esprit vit logiquement d’attentes, le rire est quelque chose qui vient d’au-delà.”

Voila donc enfin quelque chose de sacré : le G.°.A.°.D.°.L.°.U.°. qui est en nous alors que nous le recherchons prend sa forme humaine…

Souvenir d’initiation : lors de la cérémonie d’initiation après que le V.°.M.°.O.°. Procède à la consécration, le nouvel apprenti (genou à terre…) est relevé brusquement par ses SS.°. ET FF.°. le vénérable M.°.  Prononce cette phrase lourde de sens : « Désormais, vous ne vous prosternerez que devant le grand Architecte suprême…

Un maçon franc vit debout devant les hommes et c’est debout également qu’il meurt » Le choc initiatique pour moi m’avait fait entrevoir un instant de bonheur car conscient de mon devoir d’affronter mes peurs enfin, la joie d’être ici et maintenant devant mes SS.°. et FF.°. Reste dans mon cœur un pur bonheur.

NB *O.: I.: T.A.: R.: Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal.

Musique …

Lecteur audio : A mettre en place chanson : Le bonheur Pierre Péret

Utilisez les flèches haut/bas pour augmenter ou diminuer le volume.

J’ai dit.

Richard. Benayache

Les commentaires sont clos.